|
Selon les résultats de notre enquête, menée entre le 9 et 16 juin 2007 sur un échantillon de cent spots publicitaires diffusés entre 7 et 22 heures sur TF1, France 2, France 3 et M6, 63 % des pubs mentionnent au moins un nom de domaine.
Règle 1 : « Ma pub TV en .fr, tu communiqueras »
Ces campagnes publicitaires consacrent l'extension nationale, le .fr (81 %), loin devant le .com (17 %). Parmi la dizaine de .com (bubendorff.com, gazdefrance.com...), certains assument d'une façon plutôt radicale le choix du .com en laissant leurs .fr disponibles : roundup-jardin.com, ushuaiamusic.com... Un simple oubli ? Dommage. A une vingtaine d'euros, l'achat du .fr n'aurait pas dû plomber leur budget de campagne télévisée. Parmi les autres extensions, on note un seul intrus : le .org du Planecoenergie.org.
Règle 2 : « A la fin de mes trente secondes, tu me présenteras »
70 % des annonceurs indiquent leurs noms de domaine à la fin des spots télévisés avec une police variable. 63 % sont mentionnés en bas de l'écran, principalement à droite (44 % : aeer.fr, citroen.fr, lcl.fr, lorealparis.fr, lorealsolar.fr, materne.fr, nivea.fr, pedigree.fr, sofinco.fr, whiskas.fr, ...), puis au milieu (33 % : alicepourvous.fr, daikin.fr, ebayauto.fr, optic2000.fr, panasonic.fr, peugeot.fr, renault.fr, ...), et enfin à gauche (23 % : 118218.fr, cetelem.fr, groupama.fr...). Plusieurs spots montrent leurs noms de domaine au centre de leur dernière image de pub (caisse-epargne.fr, essenis.fr, neuf.fr, ...).
Règle 3 : « Sois fier de moi, honore-moi »
Certains se distinguent de cette présentation somme toute assez classique. Plusieurs sociétés font défiler leur nom de domaine tout au long de leurs spots : lesdeuxvaches.com, nissan-qashqai.fr, tryba.com, varilux.fr, ... D'autres le citent ouvertement. Le credit-agricole.fr, Cetelem.fr, Poweo.com vous invitent oralement à leur rendre visite sur leur site web. D'autres ont totalement axé leur spot TV sur leur URL ; entreparticuliers.com et lecentredumonde.com misent tout sur leurs noms de domaine et le font savoir. Côté démarche originale, on note la campagne de la BNP, avec les comiques Eric et Ramzy version surfeurs, qui indiquent dans leur pub non pas l'adresse classique de la banque mais le site tapluskentrer.com, un nom de domaine « djeuns ».
Règle 4 : « Manger-bouger, tu devras »
Si plus de 80 % des pubs comprenant un nom de domaine sont en .fr, elles le doivent en partie à la mention manger-bouger.fr obligatoire pour les produits alimentaires. Sur les 17 spots concernés, quatre ajoutent tout de même leurs propres noms de domaine : freedent.fr, geantvert.fr, lesdeuxvaches.com, materne.fr.
Règle 5 : « Un jour, tu y viendras »
Parmi les bizarreries de la communication télévisuelle, on note trois cas étranges communiquant sur une partie de leur site web : apple.com/fr, canon.fr/offres, nivea.fr/dnage... Une complication supplémentaire pour l'internaute, assez incompréhensible quand apple.fr renvoie sur la version française, ou que dnage.fr est disponible ! Cela reste mieux que rien, car 37 % des campagnes de pub télévisuelles n'intègrent pas de noms de domaine. Un choix à priori délibéré, puisque toutes ces grands sociétés disposent pourtant de sites web. Simple oubli, étourderie ?
Parmi ces sociétés, on a du mal à comprendre que des Numéricâble ou Nintendo, plutôt branchés NTIC, n'intègrent pas leur URL. On trouve de tout chez les absents ; des grandes enseignes (Super U, Intermarché, Feu Vert), des produits de beauté (Armani, Dior Homme, Dop, Garnier, Narta, Veet), des assurances (Gan, MMA) ou des constructeurs automobiles (Ford, Seat). Est-ce que ces marques vont réagir, histoire de prendre en compte les 29 millions d'internautes français ?
Chronique publiée en partenariat avec le MailClub .